La réincarnation

La Magie, Pouvoir Secret des Pharaons

Pour nos ancêtres égyptiens, le tissu de la vie quotidienne était sacré ; la présence magique et bienveillante des Dieux était ressentie aussi vivement que l’eau que l’on boit quand on a soif. Tout était vivant et leur parlait d’une vie et d’une intelligence supérieures qui les entouraient et les guidaient naturellement vers une vie belle, riche et pleine de sens. Mais d’où provenait donc cette aura de Lumière enveloppant ce peuple béni des Dieux ? Se pouvait-il que cette bénédiction repose sur un seul homme ? Entrez dans le monde magique de l’Egypte des Pharaons, là où le voile qui sépare l’homme des Dieux se déchire pour laisser entrevoir un mystère insoupçonné…

« Celui qui marche sur le chemin de la Lumière verra sa vie emplie d’une joie parfaite, qu’aucun mortel n’a jamais goûtée. Il est comblé de richesses plus que tous ses semblables. Il vieillit dans sa ville qu’il a construite avec ses mains, son coeur et son intelligence. Il est respecté dans toute sa province et reconnu comme un magicien et un sage, capable de guérir tous les maux. Tous ses membres sont jeunes et vigoureux comme ceux d’un enfant. Et lorsque l’Ange de la mort le rappelle pour l’autre monde, c’est dans la paix et l’allégresse qu’il se prépare pour le grand voyage car il a déjà vaincu la mort. Anubis est avec lui comme son Ange gardien pour l’aider à traverser vivant le monde de la mort jusqu’à son retour triomphal dans le royaume de son Père, Osiris, le Soleil caché derrière tous les soleils. »
Parole retrouvée dans le tombeau de Pétosiris, grand prêtre d’Hermopolis

Pour les Egyptiens, Dieu n’était pas abstrait comme il l’est aujourd’hui pour les hommes, y compris pour les croyants des diverses religions.

Hermès Thot, le patron des magiciens

Ces paroles de sagesse remontent à la plus haute Antiquité. Elles ont été retrouvées sur l’un des murs ornant le tombeau d’un dénommé Pétosiris. Ce dernier fut en son temps le grand prêtre d’Hermopolis, l’antique cité sainte dédié au Dieu Thot. Dans l’Egypte antique, Thot était le patron des magiciens et des scribes, ceux qui créent le monde et la réalité de la terre à l’image de l’ordre céleste, Maât, l’épouse de Thot, la Déesse de la Vérité-Justice. Pour les Egyptiens, Dieu n’était pas abstrait1 comme il l’est aujourd’hui pour les hommes, y compris pour les croyants des diverses religions. Les Divinités qu’ils vénéraient se sont toujours incarnées et manifestées dans des hommes dédiés à accomplir dans la réalité de la terre la fonction accomplie par le Dieu ou la Déesse à l’échelle de l’univers.

1 • Ce n’est qu’à l’époque de la dégénerescence de l’Egypte (vers 1300 av. J-C), que des hommes avides de pouvoir ont transformé le culte de ces Divinités en idôlatrie et en superstition dans le but volontaire mais caché d’augmenter leur emprise sur le peuple et satisfaire leur appât du gain. Par cet acte, ces dirigeants de l’humanité l’ont privé de l’Alliance avec les mondes supérieurs, plongeant la terre et tous ses habitants dans la peine et la désolation. Pour en savoir plus sur cette période sombre et méconnue de l’Histoire et les moyens sournois utilisés par ces êtres, consulter l’article du même auteur : « Les secrets des statues égyptiennes » dans l’Initiation n°19.

C’est ainsi que le Dieu Thot se manifesta d’une façon toute particulière dans l’être historiquement connu sous le nom d’Hermès Trismégiste, environ 2400 ans av. J-C. Cet être prédestiné vint dans la continuité de la tradition des mages, disciples du grand Zoroastre. Conscient qu’une longue période d’obscurité et de décadence de la conscience humaine s’installait et gagnait du terrain sur la terre entière, conduisant les hommes vers la profanation des mystères, de tout ce qui est pur et sacré, Hermès accomplit une oeuvre de la plus haute importance pour les générations futures, dont nous sommes les héritiers inconscients, malheureusement. Il renferma et voila sous le sceau des hiéroglyphes (écritures magiques à trois niveaux d’interprétation) l’intégralité de la science secrète des hiérophantes égyptiens afin qu’aucun être, mal -ou même bienintentionné ne puisse détourner l’Enseignement des Maîtres à des fins politiques et personnelles, comme cela s’était produit à la fin de l’Atlantide, causant sa destruction définitive. Ainsi est né le livre voilé du Tarot (anagramme de Thora : la Loi, l’Enseignement divin), qui contient dans son symbolisme ésotérique, la totale connaissance des lois qui régissent les trois mondes qui composent la Création : l’univers, l’humanité (qui inclut l’homme mais aussi les animaux, les végétaux et les minéraux) et le monde divin. C’est pourquoi Hermès fut appelé le Trismégiste (ce qui signifie ‘trois fois grand’), celui qui connaît et peut voyager dans tous les mondes. D’ailleurs, les grecs, qui l’ont honoré comme un Homme-Dieu, l’ont représenté avec des ailes aux pieds et l’ont appelé « le messager des Dieux. » C’est en hommage à cet Hermès Trismégiste que les Grecs rebaptisèrent du nom d’Hermopolis la ville dédiée à Thot.

Le but suprême de la Magie, enfanter la Lumière sur la terre

Pour atteindre le haut idéal et la sagesse contenus dans les paroles du grand prêtre Pétosiris, la bonne volonté ne suffit pas. Une certaine science, que les Egyptiens appelaient la ‘magie’, s’avère indispensable. Cette science sacrée, pilier central autour duquel toute la civilisation égyptienne s’articulait, est aujourd’hui confondue avec la magie noire, la sorcellerie, les pouvoirs psychiques et autres phénomènes plus ou moins inquiétants. Mais à l’époque des Pharaons, la magie était considérée comme une science sacrée et exacte avec laquelle il n’était pas question de jouer aux apprentis-sorciers. Oui, pour nos ancêtres égyptiens, la magie était aussi scientifique que la physique ou la chimie le sont pour nos scientifiques contemporains. Mais en plus d’être scientifiquement démontrable et véridique, la magie était considérée comme la source de toute religion véritable. Le mot ‘religion’ vient du latin ‘religare’ qui signifie relier ; on pourrait aussi le traduire par : l’art de ‘relier les régions’, c’est-à-dire de re-conduire vers l’unité toutes les parties divisées qui composent le Tout, toutes les créatures du monde et de l’univers et tous les savoirs qu’elles recèlent. Or, n’est-ce pas là le sens sublime, grandiose du mythe fondateur de l’Egypte où Isis, la Mère du monde, consacre sa vie à parcourir le monde pour rassembler tous les membres épars du corps de son divin époux Osiris ? Il est dit aussi que ce dernier a été enfermé par son frère Seth dans un sarcophage. Seth est le serpent tentateur, celui qui sépare les êtres, en éveillant en l’homme le feu de la convoitise et de la guerre. Ainsi, le sarcophage dans lequel Osiris est retenu prisonnier n’est autre que le corps de l’homme, privé de la lumière de son âme. Alors, l’homme devient une terre stérile, chaotique*. *NBP : Seth était aussi appelé le ‘Prince du désert’, c’est-à-dire le principe de la stérilité et de la destruction de tout ce qui est vivant, non seulement sur la terre physique mais surtout dans la terre intérieure de l’homme. Alors son pouvoir créateur devient destructeur et chaotique. Mais Isis est la grande magicienne de l’univers et l’initiatrice suprême ; elle seule connaît et maîtrise les secrets de la gestation, c’est-à-dire l’art magique de former un corps parfait, capable d’apporter la Lumière sur toute la terre. Par sa magie divine, elle réunit alors dans le secret tous les savoirs initiatiques du monde dans le corps d’un seul homme préparé pour cette mission à travers des vies et des vies. Cet homme devenait alors un être collectif, universel, le gardien de la science secrète de toutes les traditions du monde. Ainsi est né Pharaon, le représentant d’Horus sur la terre, le fils d’Horus, comme l’appelaient les Egyptiens.

Le Pouvoir Secret des Pharaons, fils d’Horus

Horus est le principe fécondant de la Lumière qui naît de l’union permanente du Père et de la Mère.

la-reincarnationHorus est le principe fécondant de la Lumière qui naît de l’union permanente du Père et de la Mère. Alors, si Horus peut entrer dans le monde à travers Pharaon, le chemin de la renaissance de l’âme et de la remontée vers le Père est de nouveau ouvert pour tous les êtres. « Car si une seule flamme est allumée, alors d’elle peuvent naître et s’allumer des millions de flammes » (Parole du Bouddha). Horus, c’est le Christ des chrétiens, le Vishnou des hindous ou le Quetzacoatl des mayas, c’est-à-dire le soleil de l’homme originel, universel, tel que Dieu l’a pensé et voulu, à l’origine des temps. ‘Christ’ signifie ‘oint’, celui qui a reçu l’onction sainte, la bénédiction et la consécration d’un monde supérieur, divin et éternel. ‘Pharaon’, en tant que représentant de ce monde divin a exactement la même signification. D’ailleurs, Pharaon était consacré officiellement à sa fonction de la même façon que Jésus fut consacré à la sienne : par un baptême d’eau dans le fleuve sacré de son pays, par l’intermédiaire de son prédecesseur. Ainsi, avant de baptiser Jésus, saint Jean le Baptiste était Pharaon, c’est-à-dire le représentant du monde divin, le Maître et le gardien de la Tradition de la Lumière sur la terre. Par cette onction suprême, Pharaon, le Maître, le Roi de la Lumière recevait le pouvoir de la magie et devenait la Grande Maison, la pyramide de Lumière qui unit le ciel et la terre dans une harmonie parfaite. Pharaon était l’oeil au sommet de la pyramide dont le corps était le peuple tout entier, toute la pyramide de la base à son sommet, parfaitement organisé et harmonisé avec l’ordre céleste. Alors, comme l’a dit Jésus en tant que Pharaon (mais non reconnu par son peuple) : « Si l’oeil est pur et impersonnel, alors tout le corps (le peuple et la terre) est dans la Lumière mais si c’est le mauvais oeil, alors quelles ténèbres ! » Jésus était l’oeil pur mais le corps d’Etat de l’Egypte n’était plus là pour lui donner toutes les bonnes conditions pour accomplir la volonté du Père pour le monde. Ainsi, Jésus était un oeil sans corps ! C’est pourquoi le Père l’a ‘abandonné’ dans le sens que le corps d’Osiris n’étant pas formé collectivement, Horus, la Lumière du Père fut dans l’obligation de se retirer, de quitter la terre et le monde des hommes, alors livrés à la bêtise et à l’avidité des faux maîtres, les usurpateurs de Pharaon. Les 2000 ans d’histoire qui ont suivi prouvent crûment l’exactitude de cette parole du Christ qui a guidé tous les Pharaons d’Egypte avant sa chute. Il est évident que cette notion de Pharaon, représentant du monde divin sur la terre, ne nous est pas familière du tout, voire hostile pour beaucoup. En effet, notre culture moderne, qui a pris racine dans la Révolution Française nous fait habilement croire que nous sommes libres, indépendants, que notre façon de voir le monde n’a aucune influence sur le cours des choses, bref, que nous n’avons aucune valeur et importance, aucune obligation à part celle d’être de bons et loyaux consommateurs. Pourtant, quand un président d’une nation ordonne la guerre ou quoi que ce soit, personne n’a son mot à dire ; il est Dieu sur la terre et tout le monde s’incline devant lui, même si nous ne le faisons pas physiquement, c’est ainsi. C’est là une puissante magie… Regardons-là calmement, sans jugement mais avec la clarté de l’oeil d’Horus et la profonde vision de nos glorieux ancêtres égyptiens et posons-nous la question : quels sont les Dieux, les intelligences invisibles qui commandent de tels actes ? Est-ce Horus, Thot, Isis, les Dieux de la Lumière ou Sobek, Seth, l’intelligence rampante et sournoise du serpent ou du crocodile ? Voilà des questions qui permettent de mesurer vraiment notre degré de liberté…

Héka, le Dieu de la Magie

Les égyptiens n’avaient pas de mot qui corresponde à ce que l’on appelle la religion. Le terme s’en rapprochant le plus était celui traduit généralement par « magie »

Il est intéressant de noter que les égyptiens n’avaient pas de motqui corresponde à ce que l’on appelle la religion. Le terme s’en rapprochant leplus était celui traduit généralement par « magie », « héka » pour les égyptiens.Ainsi, la magie était pour les égyptiens l’essence même de la religion, Hékaétant antérieur même à la création des Dieux. Dans le Texte des Sarcophages, ilse décrit lui-même comme le Dieu des Dieux, comme la puissance créatriceinsufflant la vie à l’univers tout entier, reliant entre eux tous les êtresdans une grande chaîne d’union. Mais attention, nul ne peut échapper aux loisde la magie régies par le toutpuissant Héka. Le Maître Jésus, en tant quePharaon légitime sur la terre était un avec Héka, notamment lorsqu’il aprononcé cette parole d’une sagesse grande comme l’univers : « Ce que tu faisau plus petit d’entre les miens, c’est à moi (en toi) que tu le fais » et « Ceque tu fais à l’autre, on te le fera ». Que ce soit dans cette vie ou dans uneautre, tout homme, quel que soit sa position sociale, sera jugé impartialementet recoltera ce qu’il a semé. Dans le monde des Dieux, le Dieu de la magie aune fonction précise que Pharaon doit reproduire sur la terre, en tant quedépositaire de la puissance divine de la magie. Cette fonction se divise endeux attributs et devoirs principaux :
● Il doit veiller sans cesse à ce que le mal,c’est-à-dire la dysharmonie, ne puisse perturber l’ordre des choses. Chaquepartie du corps d’Etat de l’Egypte (c’est-à-dire magiquement, le corps même dePharaon ou le corps du Christ) étant sous la bonne garde d’une Divinité etchacune d’entre elles étant sous l’autorité d’Héka, la moindre dysharmonie luiest instantanément transmise. Alors Héka vient et chasse la dysharmonie, par laforce comme par la douceur, suivant le cas.
● Pharaon, par sa vision pénétrante et sonpouvoir d’action sans limites, s’exerce en permanence à révéler et à manifestertout ce qui est invisible aux yeux des hommes, ce qui vient des Dieux de laLumière comme de ceux des ténèbres. Car le mal n’est fort que lorsqu’il n’est pas démasqué et demeure caché, tapi dans l’ombre et derrière des apparences trompeuses.

Une magie d’Etat

Cependant, il ne faudrait pas se méprendre, Pharaon n’est pas un être individuel qui cultiverait les secrets de la magie pour acquérir un pouvoir personnel ou une quelconque force dominante sur un ou plusieurs êtres. Sa magie est universelle, elle est la force de l’amour divin en action qui enveloppe d’un manteau protecteur et bienveillant la Création toute entière mais qui est aussi capable de frapper et de brandir l’épée pour frapper celui qui veut profiter de la faiblesse des plus petits. Mais pour pouvoir accomplir une telle fonction, Pharaon doit pouvoir s’appuyer sur un sacré collège de magiciens qui ont le même savoir et la même volonté que lui, formant un seul corps, tels les chevaliers de la Table Ronde autour du roi Arthur. Ainsi, on se tromperait lourdement en croyant que la magie, au temps des Pharaons, était affaire de pouvoir ou de développement personnel pour utiliser une expression à la mode. Non, qu’il faille occuper la fonction sacrée de ministre, prêtre, scribe, magistrat, thérapeute, architecte ou représentant d’un quelconque autre corps de métiers, l’égyptien devait être un magicien conscient et clair, respectueux de l’héritage sacré légué par ses ancêtres. Il devait prêter serment d’allégeance à Pharaon et se jurait à lui-même d’oeuvrer sans relâche pour que l’Egypte (Egy-Ptah voulant dire « Maison de Dieu », un des noms de Pharaon) demeure le corps des Dieux sur la terre, seuls garants de la prospérité et de la vie belle pour tous les êtres. Ainsi, le magicien égyptien marchait jour et nuit sur le chemin de la Lumière, jouissant d’une joie parfaite que les hommes ne connaissent plus. Et les paroles du grand prêtre et sage Pétosiris devenaient alors son pain quotidien qu’il multipliait sans compter, l’offrant à tous les êtres en partage comme le Bien commun qui n’appartient à personne et qui est donc pour tous.

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Loïc Albisetti

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