Rétablir le lien avec la terre

Un équilibre dans la vie

S’ancrer à la Terre-Mère, s’enraciner davantage afin de pouvoir vivre pleinement son incarnation est une problématique fréquente au coeur de la spiritualité actuelle. En effet, combien de chercheurs de vérité ressentent leur faiblesse à ce niveau… Combien de pèlerins de la Lumière comprennent que pour accomplir leur potentiel de vie ou, tout simplement, pour jouir d’un équilibre émotionnel, énergétique, physique durable, ils devront trouver le moyen de ‘toucher terre’. Renouer et entretenir ce lien donc est une véritable nécessité, une science que chacun devrait connaître et maîtriser.

Ce qui faisait autrefois partie des connaissances innées, de l’héritage naturel de l’humanité a peu à peu disparu de nos cultures. A notre époque, récupérer les bases solides que possédaient naturellement nos ancêtres et les peuples premiers, rétablir individuellement le lien à la Terre-Mère – qui nous porte et ouvre tous les chemins – n’est pas toujours chose aisée. Cela doit être fait en pleine conscience, ce qui en augmente la valeur. Toutefois, pour percevoir toute la profondeur de ces pratiques ancestrales liées à différentes traditions – pratiques qui visent à renforcer le lien vivant avec la Terre – il est nécessaire de comprendre ce qui dans notre propre civilisation, affaiblit cet ancrage.

« la Terre est notre mère à tous. Non seulement elle est vivante, dotée d’une âme, d’une intelligence, d’une sensibilité, mais elle unit également tous les êtres qu’elle porte en son sein par un lien magique ».

Pourquoi sommes-nous de plus en plus coupés de la Terre-Mère ?

retablir-lien-avec-la-terre-2Vivre dans les grandes villes, arpenter matin et soir les couloirs du métro, évoluer dans un univers d’acier et de béton ne donne pas forcément à l’homme les meilleures conditions pour être stable et ancré dans l’existence. En effet, ne vous est-il jamais arrivé d’avoir « la tête qui tourne » ou de vous sentir « à côté de vos pompes », ou encore d’avoir « un coup de pompe » après avoir déambulé sous la lumière des néons des grands magasins, des galeries commerciales, des bureaux d’entreprise ? C’est un refus instinctif de cet environnement qui tire la sonnette d’alarme parce que l’on nous vole notre énergie, nous sommes coupés de la Terre et de ses courants bénéfiques et emprisonnés dans un univers mécanique et disharmonieux – tant sur le plan physique que subtil – en bref, nous sommes déconnectés de la réalité, de la vie véritable. Alors les matérialistes mettent tout en oeuvre pour réussir leur vie matérielle ou rêvent d’une retraite dorée ou s’acharnent dans les jeux de hasard comme le loto…. Ceux qui sont portés vers la spiritualité auront plutôt tendance à rêver d’une vie meilleure au-delà des limitations du corps, à une existence dans d’autres mondes et à fuir la réalité concrète ou espèrent que des extra-terrestres dotés d’une technologie supérieure débarqueront pour régler nos problèmes. Cette tendance entre d’ailleurs de plus en plus dans les sphères de la spiritualité actuelle et offre à l’individu, fatigué d’évoluer dans un environnement sans âme, une alternative plus colorée. Elle lui offre une échappatoire en le connectant à des dimensions parallèles et à des univers fascinants, attirants, déracinés de la réalité objective. La place de l’être humain est-elle réellement dans ces mondes éthérés ? Par de telles pratiques ne se trouve-t-il progressivement conduit dans un labyrinthe qui le coupe de plus en plus de sa véritable nature ? Quoi qu’il en soit, ces deux types de réaction contribuent à éloigner davantage l’être humain de la terre et de la stabilité dans sa vie.
« La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre ».

Qu’en disent les traditions spirituelles ?

A la Lumière des différentes traditions spirituelles, présentes sur les cinq continents, on constate que l’Homme n’est pas destiné à vivre uniquement dans le plan physique, cela est certain. Il n’est pas non plus conçu pour planer dans les hauteurs inaccessibles de l’esprit, à mille lieues de la réalité concrète. De l’une ou l’autre de ces deux tendances découle un déséquilibre. La vocation première de l’âme en incarnation, consiste plutôt à unir le Ciel et la Terre, à devenir le trait d’union entre les deux pôles de la création, entre le monde manifesté et le monde des origines. Ces notions transparaissent nettement dans les écrits Taoïstes ou dans le Zohar, par exemple. Mais pour que l’homme ou la femme en question puisse accomplir cette mission, il ou elle doit être suffisamment relié(e) à la Terre-Mère. Il faut savoir qu’en règle générale, cet ancrage dépend beaucoup de notre manière de considérer cette planète qui nous porte, cet être sur laquelle nous marchons, dont nous respirons l’émanation atmosphérique et l’aura subtile, car nous construisons notre vie et nos relations avec les mondes visibles et invisibles par le regard que nous posons sur les choses, par notre manière de penser et de considérer ce qui nous entoure. En ce qui concerne la Terre, comment pourrions-nous nous relier énergétiquement à un être à qui nous n’accordons aucune importance, aucun regard, aucune attention aimante ?

La Terre & les Aborigènes d’Australie

Pour ce peuple très ancien, dont l’existence remonterait à plus de 40000 ans, la Terre est notre mère à tous. Non seulement elle est vivante, dotée d’une âme, d’une intelligence, d’une sensibilité, mais elle unit également tous les êtres qu’elle porte en son sein par un lien magique. Dans cette vision, les êtres humains, les pierres, les plantes, les animaux constituent une même famille et se doivent un respect et une considération mutuels. Pour les Aborigènes, la terre n’appartient à personne. En revanche, eux-mêmes appartiennent à la terre et font partie d’elle Ainsi, la blesser équivaut à les blesser dans leur propre chair, et les chasser des territoires sur lesquels ils vivent revient à leur voler leur identité profonde. Leurs chants, leurs danses, leurs rituels, leurs instruments de musique sacrés, tels que le Didjeridoo, sont une manière de communier avec leur Mère et avec tous les esprits de la nature. Leur lien à la Terre est naturel car, marchant pieds nus, ils sont en contact permanent avec elle par la plante des pieds. Ils la maintiennent également présente dans leur conscience au travers de leurs multiples activités quotidiennes.

La Terre chez les Amérindiens

retablir-lien-avec-la-terre-1De manière étonnante, on retrouve chez les Amérindiens la même notion de base que chez les Aborigènes : « La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre. » Pour ce peuple animiste, tout est vivant, tout est doué d’une âme. A l’instar des Aborigènes, ils considèrent que la Terre qui les porte est leur Mère et qu’elle mérite leur attention, leurs offrandes, leurs chants, leurs danses sacrées. Dans cette culture, le tambour est un instrument privilégié de communication avec la Terre-Mère et possède une fonction équivalente à celle du Didjeridoo australien. La science de « la Roue de Médecine » est leur façon de se reconnecter à leur environnement global, visible et invisible. Il s’agit d’une figure géométrique tracée sur le sol à partir d’éléments naturels, d’un cercle magique contenant les quatre points cardinaux, les quatre points d’ancrage sur lesquels repose toute la Manifestation. Par cette « Roue de Médecine », les Indiens d’Amérique se relient à la Terre-Mère, mais également à leur propre centre intérieur, à leur plein potentiel.

La vision des Celtes

Pour les Celtes, comme pour l’ensemble des peuples premiers, la Terre est un organisme vivant. Elle est la Grande Mère d’où procède toute vie. Nous marchons sur son corps et celui-ci est nourri par tout un réseau d’artères, de veines, cachées sous la surface. Ce réseau invisible pour l’oeil de chair – que les géobiologues connaissent bien – génère les courants telluriques. Cet ensemble forme un canevas énergétique puissant et impalpable nommé : « la Wouivre ». Ce terme signifie : « le Serpent ». Il s’agit là d’un être sacré qui unit les forces souterraines aux grands courants célestes, dont la représentation est un grand serpent ailé. On en retrouve d’ailleurs une évocation similaire en Chine, sous la forme du dragon ailé, ainsi que chez les Aztèques, sous la forme du « Serpent à plume Quetzalcoalt ». A partir de cette connaissance, les Celtes savent se relier à celle qu’ils appellent « Dana » (la Mère), dont le nom est l’équivalent de « Gaïa » appellation plus connue des spiritualistes de notre temps. Se trouver sur l’un des points névralgiques de « la Wouivre » permet au corps de se régénérer et de retrouver la vitalité. C’est à de tels endroits, sur ces « centres d’énergie » naissant de la rencontre de plusieurs artères de la Wouivre, que les Celtes ont bâti des lieux sacrés. Dans cette tradition, ces lieux sont signalés – quelle que soit leur importance – par un menhir ou une statue sacrée. Les vierges noires, par exemple, indiquent les plus importants carrefours de la Wouivre. Ainsi, les menhirs et les madones noires étaient autrefois réputés pour leurs dons de guérison et de fécondité. Leur rôle était d’attirer, de condenser, d’amplifier les influences bénéfiques de la Terre et du cosmos. L’individu qui se place aujourd’hui à de tels endroits, dans une ouverture intérieure suffisante, intensifiera son lien à la Terre-Mère et pourra rééquilibrer sa structure énergétique.

Une culture déracinée

Un grand nombre de maladies actuelles, de troubles psychiques etde fragilité du système nerveux proviennent de cette séparation de l’hommed’avec la Terre qui le porte. Les centres énergétiques ne sont plussuffisamment nourris, le chakra racine ne peut plus apporter aux individus lajoie, la confiance en eux-mêmes et en la vie, d’où les peurs et lesdéséquilibres de plus en plus grandissants. Cette situation freineconsidérablement l’être humain sur le chemin de son âme. Par exemple : dansnotre civilisation, nous portons en permanence des chaussures, jusqu’à ne plusavoir conscience du sol sur lequel nous marchons… Nous construisons des lieuxde vie dans lesquels la végétation est rare, voire totalement absente… Nousconsidérons la planète comme un simple morceau de terre suspendu dans l’espace,sans âme, sans intelligence et jamais nous ne pensons à nous relier consciemmentà elle, à son amour… A contrepied des peuples premiers, nous déclarons que laTerre nous appartient, qu’elle est juste un objet à notre service et nous nousaccaparons le moindre mètre carré de son corps, sans jamais lui demander sonavis. A la lumière de ces propos, il est aisé de comprendre pourquoi tant degens se sentent déracinés, sans ancrage. La Terre n’abandonne pas l’Homme, maisc’est l’Homme lui-même qui abandonne sa mère et se conduit comme un enfant ingrat.Le premier pas pour s’ancrer à la Terre-Mère consiste avant tout à changer leregard que l’on pose sur elle et sur la nature. Ce faisant, elle nous répondra.De cela découleront beaucoup de changements positifs dans nos vies. Ensuite,réapprendre à se promener dans la campagne, marcher pieds nus dans l’herbe, enconscience, lorsque les circonstances le permettent, s’approcher d’une fleur etse laisser toucher par l’harmonie qui s’en dégage, sont de bons moyens des’approcher de la Mère. Mettre ses pieds dans un ruisseau, se coucher sur laterre, prendre un arbre dans ses bras et lui parler, peuvent être une manièrede renouer un contact vivant avec la terre. Régulièrement dans la journée, ilest conseillé de prendre conscience de la Terre qui nous porte, avec laconscience que nous marchons sur un être vivant et aimant.

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