Les secrets des statues Égyptiennes

Depuis la nuit des temps, les hommes ont représenté leurs divinités dans des statues. Les chamanes, prêtres et magiciens du monde entier les utilisent pour les cultes. Ces sculptures sacrées sont en fait un support de méditation et de manifestation d’entités spirituelles. Un autre regard sur ces « idoles » qu’on croyait connaître…

statue-egypte-1Aussi loin que remonte l’histoire de notre humanité, nous voyons que les êtres humains ont toujours célébré les grands mystères de la vie à travers une multitude de cultes sacrés.
Cependant, nous pouvons observer dans cette multiplicité de nombreux points communs. Ainsi, nous voyons que toutes les traditions des peuples se sont toujours servies d’objets comme support de leur culte, en particulier les statues. La tradition bouddhiste, par exemple, nous apprend que l’âme et l’esprit du Bouddha sont invisibles et qu’il a donc besoin, pour communiquer avec l’être humain, d’une forme reflétant fidèlement ses vertus. Nous retrouvons dans cet enseignement bouddhiste l’expression d’une loi de la sagesse éternelle transmise à tous les peuples par les grands Maîtres et sages de l’humanité : « le semblable attire le semblable ». À la lumière de cette sagesse, nous comprenons que les artistes initiés de toutes les traditions des peuples ont cherché une seule chose à travers leurs oeuvres : comment éveiller dans l’âme humaine posant son regard sur elles, les vertus qui appellent irrésistiblement l’être divin représenté par la statue ?

Le miracle de l’Égypte

Parmi tous les cultes sacrés de l’humanité, cultes aux mille et une facettes, il en est un qui a tout particulièrement marqué l’Histoire. N’est-ce pas l’Égypte, avec ses statues et ses monuments tellement déconcertants de grandeur et de puissance ? On ne peut qu’être saisi dans l’âme devant tant de majesté et de mystère, manifestés jusque dans la pierre.
C’est là l’oeuvre d’une civilisation grandiose qui nous dépasse et continue de nous interroger sur les grands mystères de la vie. Indéniablement, les êtres à l’origine de ce miracle s’étaient élevés au-delà du stade humain… Puisque même les scientifiques contemporains ne comprennent rien à cette civilisation et se trouvent bouche bée devant l’exactitude des correspondances géométriques entre les monuments égyptiens et les astres de notre galaxie. C’est bien la preuve que les artistes initiés égyptiens étaient les dépositaires d’une science et d’un savoir cosmiques qui ont disparu. Ils l’avaient d’ailleurs prophétisé : « Ô Égypte, un temps viendra où les hommes verront tes statues et tes monuments, contempleront tes mystères et pourtant n’y comprendront rien ».

L’Égypte, maison de Ptah

La multitude des Divinités pourrait nous faire croire que les Egyptiens ne croyaient pas en un Dieu unique. Mais comme en Inde, les Dieux étaient autant de facettes de l’Unique, appelé Ptah en Égypte.
D’ailleurs le nom même d’Égypte ou Egy-Ptah (dans la langue de l’époque) vient de ce mot Ptah, qui dans un très ancien langage voulait dire : le Grand Potier, le Dieu Unique, celui qui a façonné les mondes et les mondes.
Mais pour s’unir et communiquer avec toute sa Création, ce dernier a besoin d’une maison, c’est-à-dire une hiérarchie d’êtres cosmiques à travers lesquels il puisse créer, animer et guider vers Lui une infinité de mondes. D’où le nom d’Egy-Ptah qui signifie littéralement : « maison du Dieu unique ».
Cette hiérarchie, cette structure de lumière du cosmos est basée sur le chiffre quatre. Nous retrouvons d’ailleurs ce chiffre dans tous les textes fondateurs des grandes religions. Ce sont les quatre faces de la pyramide qui portent le Dieu Unique, le sommet de la pyramide qui se fond dans l’unité. Ce sont les quatre éléments divinisés qui forment le corps de manifestation de Dieu sur la Terre.

Manifester la réalité du Divin

Tout comme les Chrétiens adorent le Père, le Fils et le Saint- Esprit comme un seul et unique Dieu, les Egyptiens vénéraient donc différents visages de la Source.
Osiris, Isis, Horus et Pharaon étaient les quatre grands visages de Ptah, le Dieu Unique, le Père éternel. Son corps de manifestation était fait des quatre éléments : Osiris était le visage de Dieu dans le feu, Isis, le visage de Dieu dans l’air, Horus, le visage de Dieu dans l’eau et Pharaon, le visage de Dieu dans la terre. C’est par la connaissance intérieure des quatre éléments que les Dieux pouvaient conduire l’Initié vers le grand mystère du Père.
Ainsi, les statues des Divinités étaient pour lui un moyen privilégié de se relier à des principes divins éternels et de recevoir leur puissante énergie créatrice. Par une activation magique dont seuls les prêtres connaissaient la méthode, chaque statue devenait réellement les corps de manifestation d’un Dieu qui parlait et leur enseignait les lois de la bonne vie sur la Terre comme au Ciel.

statue-egypte-2

Pour les Egyptiens, chaque dieu était un visage de la Source unique.

Par la toute-puissance de cette science divine, les quatre éléments et les quatre règnes de la nature vivante (minéraux, végétaux, animaux, humains) étaient en harmonie avec l’ordre céleste régi par les Dieux. Voilà pourquoi l’Égypte a vécu dans la prospérité et l’abondance pendant des millénaires. Elle n’a fait qu’appliquer les lois de la sagesse enseignées dans ses Temples- Ecoles et qui disaient : « L’homme est Dieu sur la Terre, Pharaon. La Mère-Terre est un être vivant qui réagit suivant l’orientation de la volonté de l’homme, qu’elle soit consciente ou inconsciente ». Ainsi, tant que le gouvernement égyptien a consacré sa volonté à la manifestation du Divin sur la Terre, la Mère a béni l’Égypte et lui a offert l’abondance et la prospérité…

L’Égypte, la vraie religion

Par leur science et leur sagesse infinies, les Initiés égyptiens étaient donc parvenus à réunifier les règnes visibles et invisibles, le Ciel et la Terre, réalisant avant l’heure, la prière de Jésus : « Père, que Ta volonté soit faite, sur la Terre comme au Ciel ».
N’est-ce pas l’origine et le but de toute religion digne de ce nom que de ré-unir tous les êtres de la Création dans une harmonie d’ensemble, dans une unité vivante des voix multiples ?
N’entend-t-on pas dans le mot même de religion (qui vient du latin religare qui signifie relier) : « relier les régions », c’est-à-dire unir tous les règnes vivants de la Création à son Créateur ? N’est-ce pas là le sens profond, caché, ésotérique du mythe d’Osiris démembré qui doit être reconstitué par Isis, l’initiatrice, la Mère des mondes ?
Elle, l’univers tout entier, la nature vivante, celle qui apporte aux initiés la science et la sagesse d’Horus, son fils. Lui, l’intelligence des mondes, le faucon de l’esprit qui permet à Pharaon, le Maître et gardien des Mystères divins, de rétablir l’unité du corps vivant d’Osiris, faisant ainsi descendre le Ciel sur la Terre, la Maison de Dieu, l’Egy-Ptah.

Les statues égyptiennes, instruments d’une chute

Dans l’idéal, seuls les prêtres et les prêtresses initiés aux mystères divins pouvaient s’approcher des statues. Un seul regard profane pouvait suffire à déclencher la colère des Dieux et le déchaînement des éléments.
Les premiers dérèglements climatiques observés dans l’histoire de l’Égypte coïncident d’ailleurs étroitement avec sa décadence. Des prêtres initiés aux secrets des statues ont trahi leur serment et pratiqué une magie noire en utilisant les statues et leurs connaissances spirituelles pour servir des intérêts politiques d’élargissement de leurs territoires par la force militaire.
En effet, vers 3000 ans av. J-C, un groupe minoritaire du collège sacerdotal égyptien fomenta un complot contre Pharaon. Pour cela, ils montèrent progressivement le peuple contre l’autorité divine de Pharaon. C’était les prémices de l’art de la manipulation des consciences par la propagande d’idées subliminales, omniprésent dans le monde actuel.

statue-egypte-3

Dans le secret des temples, prêtres et prêtresses étaient formés jusqu’à devenir eux-mêmes statues vivantes.
Dans cette perspective, les statues des Divinités égyptiennes constituaient un argument de poids. L’idée majeure qui animait cette manipulation pourrait être résumée comme cela : « O toi, peuple d’Égypte, combien de temps encore vas-tu supporter que ceux qui te gouvernent continuent de te cacher leurs mystères et ne te permettent pas d’avoir accès aux Divinités qui protègent ta Mère-patrie. N’estu pas digne, toi qui travailles dur chaque jour de ta vie, de t’approcher des statues de tes Dieux et de leur offrir un culte dans la liberté ?… »
C’est ainsi que lentement mais sûrement, ces prêtres ont conquis tous les étages de la hiérarchie gouvernementale de l’Égypte, avec l’assentiment du peuple qu’ils avaient si savamment nourri.

Des statues thérapeutiques

C’est ainsi qu’est né ce qu’on a appelé « le culte des idoles » mais qui n’est que la sous-culture déchue d’une Égypte malade.
Car, dans le secret des temples, les prêtres et prêtresses étaient formés jusqu’à devenir euxmêmes statues du Dieu vivant en incarnant une Divinité. Ces méthodes étaient évidemment réservées à ceux et celles qui passaient les épreuves successives de l’Initiation. Des années de purification et de préparation étaient nécessaires pour incarner des forces divines, des vibrations très élevées.
Statues de pierre ou de chair, ce n’est pas simplement un culte religieux que les Egyptiens avaient établi, c’est toute une science qu’ils avaient développée, une véritable médecine. Cette thérapie était basée sur les quatre éléments et les quatre grandes Divinités égyptiennes : Osiris, Isis, Horus et Pharaon. Ainsi, les Initiés égyptiens orientaient le malade vers telle ou telle Divinité suivant sa carence énergétique.

Retrouver la magie

statue-egypte-4Tout homme, de par son origine divine, a la capacité de s’unir avec les forces lumineuses du cosmos infini. Dans cette optique, les statues égyptiennes constituent un instrument privilégié. En effet, de par les formes et les symboles bien précis représentés sur elles, les statues égyptiennes sont reliées à des principes divins éternels et véhiculent ainsi un rayonnement subtil porteur de nombreuses vertus thérapeutiques. C’est comme une tisane que l’on met dans de l’eau : elle va l’imprégner naturellement de ses vertus. De même, une statue posée dans une maison va imprégner naturellement l’atmosphère de la pièce et du foyer tout entier. On pourrait appeler cela le « fengshui égyptien ». Par exemple, une statue d’Isis apportera la protection de la Mère du monde, la chance et la prospérité dans la vie et le foyer de celui ou celle qui l’accueille. C’est un art de vivre en harmonie avec le sacré, dans la simplicité et la liberté… pour le bonheur de nos âmes.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s